Transition écologique

Transversal — La transition écologique

Le vert et le rouge sont des couleurs complémentaires : la transition écologique et la justice sociale sont intimement liées.

Ce que nous entendons par « transition écologique »

La transition écologique, ce n’est pas interdire ou punir. C’est protéger ce qu’on a — notre eau, notre air, nos terres, notre rivière — et faire baisser vos factures en consommant moins et mieux.

C’est une écologie populaire, concrète, qui part de votre quotidien : l’eau que vous buvez, l’air que respirent vos enfants à l’école, les fruits et légumes que vous achetez, la chaleur dans votre logement. Chaque mesure que nous proposons a un double effet : elle protège l’environnement ET elle allège votre budget ou améliore votre santé.

Le danger, ce n’est pas la personne qui a une culture différente. Le danger, c’est la sécheresse, les vagues de chaleur, la baignade interdite dans le lac à cause des pesticides, les inondations qui mettent à mal nos exploitants agricoles.

Notre territoire possède une richesse précieuse : la Save, le lac, des paysages agricoles, une ville dynamique entourée de campagnes vivantes. Pourtant, les défis sont bien là. Le changement climatique, la pression sur les terres agricoles, la qualité de l’eau, le bétonnage des sols ou encore la place trop importante de la voiture interrogent notre modèle de développement.


Comment ça se met en place concrètement ?

Un adjoint à la transition écologique sera nommé au sein du conseil municipal. Il disposera d’un droit de veto : aucun projet municipal ne pourra être lancé s’il aggrave le bilan carbone ou détruit du vivant sans compensation. Il travaillera en lien direct avec le vice-président de l’intercommunalité.

Concrètement, ça veut dire que chaque décision — un achat public, une construction, une subvention — sera examinée sous l’angle de son impact environnemental, avec des objectifs mesurables (pas des vœux pieux). Les subventions accordées aux associations et entreprises seront conditionnées à des critères environnementaux vérifiables.

Ce n’est pas de la contrainte, c’est du bon sens : avant de dépenser l’argent public, on vérifie qu’on ne crée pas un problème qu’il faudra payer plus cher demain.


Agriculture et paysage

Notre territoire est agricole. La transition écologique ne se fait pas contre les agriculteurs — elle se fait avec eux, pour préserver la qualité des sols, de l’eau et la capacité à nourrir le territoire.

  • Commission du temps long : un groupe de travail ouvert (élus, agriculteurs, habitants, associations) qui veille aux intérêts de la nature et des générations futures — parce que certaines décisions d’aujourd’hui engagent nos enfants pour 50 ans
  • Observatoire des pratiques agricoles : suivre ensemble la consommation d’eau, accompagner les transmissions de fermes, faciliter les nouvelles installations
  • Accompagner la transition vers l’agriculture de conservation des sols — des techniques qui protègent la terre au lieu de l’épuiser (moins de labour, couverture permanente du sol, rotations longues) — et le développement de l’agroforesterie (planter des arbres dans et autour des parcelles pour protéger les cultures, retenir l’eau et abriter la biodiversité)
  • Coopérative agricole bio locale (type CASCAP) pour que les producteurs du territoire vendent en circuit court — bons produits, prix justes pour l’agriculteur et le consommateur
  • « Jardins de la Save » : la commune achète du foncier agricole pour le mettre à disposition de maraîchers bio (en fermage) et de jardins citoyens — des parcelles que tout habitant peut cultiver
  • Corridor écologique entre la ville et la campagne : maintenir des passages naturels (haies, bandes enherbées, fossés) pour que la faune puisse circuler — ça protège aussi contre les inondations et l’érosion
  • Renforcer les haies et les bocages : les haies ne sont pas décoratives, elles retiennent l’eau, protègent du vent, abritent les auxiliaires de culture (les insectes et oiseaux qui mangent les ravageurs)
  • Distance de 50 m sans pesticides autour des habitations, avec l’objectif d’aller vers le zéro produit chimique sur le territoire
  • Protéger la biodiversité par des trames vertes (végétation), bleues (cours d’eau, zones humides) et noires (zones sans éclairage artificiel pour la faune nocturne)
  • Sanctuariser les bords de Save et restaurer la ripisylve — la végétation naturelle des berges qui filtre l’eau, stabilise les rives et rafraîchit l’air en été
  • Maintenir les sentiers et chemins ouverts accessibles à tous — pour la promenade, le vélo, l’accès aux champs

Ville réinventée

Une ville qui protège, qui nourrit et qui rassemble. Pas une ville qui s’étale, qui goudronne et qui chauffe.

  • Stopper l’étalement urbain : refuser le destin de banlieue-dortoir. La loi impose le « zéro artificialisation nette » (ZAN) — autrement dit, on ne bétonne plus de terres agricoles ou naturelles sans en rendre ailleurs. Nous le planifierons au lieu de le subir
  • Densifier intelligemment plutôt que s’étaler : construire en ville sur des terrains déjà bâtis, surélever des bâtiments existants, diviser les grands terrains avec l’accord des propriétaires (démarche BIMBY — « construire dans mon jardin ») — ça coûte moins cher en réseaux (eau, électricité, routes) que de construire un nouveau lotissement
  • Nature en ville : planter massivement des arbres pour rafraîchir les rues en été, créer une pépinière municipale pour produire nos propres plants locaux au lieu de les acheter
  • Désimperméabiliser les sols : quand on refait une cour d’école, un parking ou une place, on remplace le goudron par des matériaux qui laissent passer l’eau de pluie — ça évite les inondations et recharge les nappes
  • Réaménager places et jardins comme zones de rencontre — des espaces où piétons, vélos et voitures cohabitent à vitesse réduite, avec de la verdure et des bancs
  • Jardins partagés et ouvriers : des parcelles en ville pour cultiver ses légumes, rencontrer ses voisins, apprendre le jardinage
  • Protéger le petit patrimoine lislois : pigeonniers, lavoirs, patrimoine lié à l’eau — c’est notre identité
  • Construire avec des matériaux locaux et durables (paille, bois, terre crue) — moins chers, moins polluants, et ça fait travailler les artisans du coin
  • Soutenir les petits commerces pour garder un cœur de ville vivant — une ville où on peut faire ses courses à pied, c’est moins de voiture et plus de lien social

Résilience climatique

Se préparer aux événements extrêmes qui arrivent déjà — canicules, inondations, sécheresses — pour protéger les plus vulnérables (personnes âgées, enfants, travailleurs en extérieur).

  • Actualiser le plan de prévention des risques (PPR) : le document officiel qui identifie les zones inondables, les risques de glissement de terrain, etc. — aujourd’hui il ne tient pas compte du réchauffement climatique, il faut le mettre à jour
  • Plan canicule renforcé : planter des arbres pour créer de l’ombre, installer des points d’eau publics, ouvrir des lieux rafraîchis pour les personnes isolées
  • Permettre la baignade publique dans le lac — après contrôle de la qualité de l’eau. C’est gratuit, c’est local, et ça évite de prendre la voiture pour aller à la piscine
  • Sortir des produits chimiques dans les crèches, les écoles et les équipements sportifs — pour la santé de vos enfants et des agents municipaux
  • Surveiller la qualité de l’air intérieur dans les bâtiments publics (écoles, crèches, mairie) — c’est une obligation légale encore peu appliquée
  • Lutter contre la pollution lumineuse : éteindre l’éclairage public en cœur de nuit (comme le font déjà de nombreuses communes) — ça économise de l’énergie, ça protège la faune nocturne, et ça permet de revoir les étoiles. Utiliser l’éco-pâturage (des moutons ou chèvres pour entretenir les espaces verts) au lieu de tondeuses et débroussailleuses
  • Interdire la publicité et les écrans publicitaires sur l’espace public — ça pollue visuellement, ça consomme de l’énergie pour rien, et ça pousse à la surconsommation

En résumé : une écologie qui protège et qui allège

Ce qu’on faitCe que ça vous apporte
Eau en régie, tarif progressifFacture d’eau en baisse
Redevance incitative déchetsFacture déchets en baisse si vous triez
Transport gratuit TILEO v2Économie de carburant
Rénovation thermique bâtimentsMoins de gaspillage d’argent public
Arbres en ville, sols perméablesMoins de chaleur en été, moins d’inondations
Bio et circuits courts en cantineMeilleure alimentation pour vos enfants
Sortie des produits chimiquesMeilleure santé
Éclairage raisonnéÉconomies d’énergie

Aucune de ces mesures ne vous coûte plus cher. La plupart vous font économiser.

Ce n’est pas de l’écologie punitive. C’est du bon sens au service de votre porte-monnaie et de votre santé.


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Les 4 volets : I. Écologie | II. Services | III. Cadre de vie | IV. Émancipation

Nos valeurs : Transition écologique | Solidarité sociale | Démocratie locale | Intercommunalité